Ete 2007 - CRETE - CABO CREUS

22 juin 2007

FÊTE DE LA MUSIQUE

***

Chante la vie chante, comme si tu devais mourir demain,

comme si plus rien n'avait d'importance, danse mais danse...

Sur l'écran noir de mes nuits blanches, moi je me fais du cinéma,

sans pognon et sans caméra, Bardot peut partir en vacances,

ma vedette c'est toujours toi...

Dansez sur moi, dansez sur moi,

dansez sur moi qui ne suis qu'un chien de paille...

L' aigle noir dans un bruissement d'ailes, prit son vol pour regagner le ciel,

c'est alors que je l'ai reconnu, surgissant du passé, il m'était revenu...

Une chanson, c'est trois fois rien une chanson, un peu de larmes un frisson,

mais dis-moi ce que nous ferions, si il n'y avait plus de chanson...

J'ai mis une  fleur, à mon chapeau,

pour que ça fasse plus rigolo...

Ôooooo quand j'y pense, ce n'est pas mon jour de chance,

c'est une danse, qui perdrait la cadence...

Trois jeunes tambours s'en revenaient de guerre,

trois jeunes tambours s'en revenaient de guerre et ri et ran, ran pataplan,

s'en revenaient de guerre...

Bonsoir Monsieur le Maire, oui la fête est bonne,

merci pour les jets d'eau, les fleurs, la musique,

Alès la Coquette est en marche...

Le vent du nord qui s'amoncelle s'amuse seul dans mes cheveux,

je n'étais pas toujours bien belle mais je crois qu'il m'aimait un peu...

Ma robe a toujours ses reprises, et j'ai toujours mes cheveux fous,

mais c'est ainsi qu'il m'avait prise, je crois bien qu'il m'aimait beaucoup...

Il pleut sur le jardin sur le rivage et si j'ai de l'eau dans les yeux,

c'est qu'il me pleut sur le visage...

Si j'ai fondu tant de chandelles depuis le temps qu'on ne s'est vus,

et si je lui reste fidèle à quoi me sert tant de vertu,

qu'on me laissât mes amours mortes, qu'on me laissât mes souvenirs,

mais avant de fermer la porte qu'on me laissât le temps d'en rire,

le temps d'essayer d'en sourire... Il pleut, sur le jardin sur le rivage,

et si j'ai de l'eau dans les yeux, c'est qu'il me pleut sur le visage"""   

(tout de mémoire, et comme d'hab merci Monsieur Maillet

de ma classe de 9ème de l'école de Rabat-Agdal)

Devinette :

Quel est le plus petit paradis pour l'homme?

Réponse :

Le soutien-gorge, car il n'a que 2 (saints) seins !!!!

Pas mal le père,

c'est la grande forme ce soir !!!!

Il tape sur des bambous et c'est numéro 1,

dans son île on est fou quand on est musicien...

Verte campagne où je suis né, douce compagne de mes jeunes années,

le temps s'efface, pour moi rien n'a changé,

tes bras m'enlacent parmi les champs de blé, et moi je rêve de toi ô mon amie...

Là dans la ville toutes ces mains tendues, m'offrent des fleurs et des fruits inconnus,

et moi je rêve dans tes rues perdues, un air de guitare me parle de toi...

Hello, le soleil brille brille brille, hello, tu reviendras bientôt,

là-bas dans ton village, parmi les feuillages plein de chants d'oiseaux... Hello...

Une valse à mille temps, une valse à mille temps,

une valse à mille temps pour patienter vingt ans pour que tu aies vingt ans,

une valse à mille temps... Au troisième temps de la valse,

il y a toi il y a l'amour il y a moi... Et  Alès qui bat la mesure, Paris qui mesure notre émoi,

et Paris qui bat la mesure, Paris nous murmure tout bas :

une valse à vingt temps......

Ô la vie c'est un manège et je l'aime,

oui la vie c'est un manège et je l'aiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiime...

Il y a toujours un petit chien qui traîne dans mes histoires,

en souvenir de Pata, Pacha, Cannelle, Gargoulot, Felfel, Couït, Cam, Fouk...

Le petit chien de Monsieur "Carpigiani" sort directement du salon de coiffure

pour fêter le bel été. Merci Monsieur Carpigiani pour le petit tour de manège...

A dan zot solay...

Sur les coups de minuit nous avons regagné paisiblement le nid de la Luquette.

Ce matin au réveil, je vous ai gravé quelques notes dans mes studios Alésiens

pour terminer cette jolie fête en musique... 6 morceaux d'un coup, record écrasé,

avec en prime changement de chemise à l'entracte, vous êtes des veinards...

Uniquement et exclusivement pour les mélomanes avertis...

 

la_tendresse

le_conscrit

le_portugais

mon_ptit_loup

marinette

soleil_de_mon_pays

Et que vive la musique...

 

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Posté par chiloedream4 à 14:05

06 juillet 2007

ESCALE EN CRETE

 

 

Inutile d'aller au bout du monde pour vous dépayser. A un peu plus de 2 heures d'avion de la France, la plus grande des îles grecques : LA CRETE. Pour vous donner une idée de sa taille, imaginez la vallée du Rhône entre Lyon et Marseille. La CRETE, c'est 300 km d'une chaine montagneuse imposante qui s'étire d' Est en Ouest et qui plonge dans une mer limpide. La côte Sud est ma préférée, sauvage, tortueuse, avec des petites routes qui vous perdront facilement dans des endroits de bout du monde... Se perdre dans l'île, jusqu'à ses frontières marines...

 

 

 

 

Ce beau voyage, je le dois intégralement à mes frères chenapans, HUBERT et VERO... Un grand merci à vous deux pour l'invitation, merci à Héliades, grand voyagiste de la Crète.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est un bel avion jaune aux couleurs de la Poste qui va nous transporter de Lyon à Heraklion en moins de 3 heures. Un bel avion modulable en deux temps trois mouvements. Fret/passagers, une polyvalence qui permet une utilisation à plein temps, avec à la clef des billets compétitifs.

 

 

 

 

 

 

 

 

Oui tout va parfaitement bien à bord : trois fauteuils chacun, cela autorise un petit somme...

 

 

 

 

 

 

Que lis-tu de beau Véro? J'ai quant à moi ces derniers mois un déficit de lecture important.

Quelle lecture vous aurait accompagné pour un séjour d'une semaine en Crète?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon frère chenapan a bien organisé le séjour : Superbe hôtel pieds dans l'eau dans l'ouest de l'île pour les 3 premiers jours. La ville phare dans cette partie est La Chanée... Impossible de tout vous montrer, son marché ses musées (dont un musée de la Marine), sa magnifique rade, ses vieux quartiers, à vous de venir vous perdre aussi de ce côté de la Méditerranée...

 

 

 

 

 

 

 

On peut venir de passer un sale quart d'heure et afficher un sourire presque paisible...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Mon frère chenapan flashe sur de magnifiques bottes cousues main, une oeuvre d'art... Elles s'enfilent comme un gant, il faut un peu d'aide pour les retirer quand elles sont neuves...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà un modèle fleuri qui m'aurait bien plu, malheureusement il n'y avait pas ma pointure...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ce joli bateau au charme désuet va nous emmener faire une première promenade en mer à quelques encablures de la Chanée, l'occasion pour moi de donner un premier coup de masque dans une eau tiède et limpide... Le poisson est rare, ce qui ne m'empêche pas de voir mon premier mérou... et des vestiges archéologiques parfois abondants...

 

 

 

 

 

 

 

Relève de barre par l'Enseigne de Vaisseau Hubert de Chenapan, barre à zéro mon Capitaine...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vert sur vert, tout est clair, rouge sur rouge, rien ne bouge...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Flotteurs de casiers droit devant, la barre à droite mon lieutenant...

 

 

 

 

 

 

 

Canicule sur la Grèce, il fait chaud sur le pont,

rien de tel qu'une bonne baignade pour vous remettre les idées en place...

 

 

 

 

 

 

 

 

The boatswain, le Maître d'Equipage...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dior j'adore...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ne pas oublier de boire par temps de canicule... L'eau reste la boisson reine, jusqu'au soir... 

jusqu'à l'heure du raki, de l'ouzo, et des petits vins blancs du cru...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et qu'on ne me taxe pas de sexisme, 2 moustaches de suite à l'affiche, pour vous les filles...

 

 

 

 

 

 

Vous voulez une petite adresse sympa pour déjeûner à la Chanée : direction la grande halle du marché, un tout petit restau, il y a 4 tables, et 2 grandes marmites, nous sommes les seuls non-crétois, c'est génialement couleur locale. Avec un petit vin raisiné ou plutôt résiné incomparable et un café "frappé" au dessert... 6 euros par  convive. Quand je m'installerai définitivement là-bas, je ne ferai plus jamais la cuisine...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai déjà la moustache locale, il ne me reste plus qu'à apprendre le patois crétois, à me trouver les mêmes bottes que mon frère chenapan, (47 c'est sur commande), et à arpenter les villages de la côte sud en quête d'une petite case bien blanche sous un immense ciel bleu...

 

 

 

 

 

Une fleur au chapeau, à la bouche une chanson, un coeur joyeux et sincère, et c'est tout ce qu'il faut à nous autres beaux garçons, pour aller au bout de la terre... Vous qui nous regardez passer, sous le soleil et sous l'orage, peut-être bien que vous pensez que nous avons bien du courage...

 

 

 

 

 

 

 

A l'orée des Gorges de Samaria... Une promenade de légende jusqu'à la mer...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'eau douce, la richesse du millénaire... Lac de Kournas au pied de la montagne sur la côte Nord...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Personnel souriant, disponible, avenant, dans les hôtels du groupe Héliades... Salut Samantha...

 

 

 

 

 

 

 

Sous l'eau et sur terre, de nombreux vestiges minoens et phéniciens...

 

 

 

 

 

 

 

Toutes les occasions sont bonnes pour des explorations sous-marines en apnée... L'eau frise souvent les 28° en surface avec la canicule. Vers les 15m de profondeur, on se rapproche rapidement des 20°, le vêtement isotherme est utile pour des baignades prolongées...

 

 

 

 

 

 

 

Sur la plage, la priorité des priorités : retirer sa combinaison sous-marine, assortir son maillot à celui de Martine, et rêver de passer de la plongée sous-marine à la plongée sous Martine... (oh la la la, le capitaine est euphorique... ou résiné... Ne jamais se résigner en tous cas....)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l'ombre du coeur de ma Mie, à l'ombre du coeur de ma Mie, un oiseau s'était endormi, un oiseau s'était endormi... Et c'est depuis ce temps ma soeur, que je suis devenu chasseur, et que mon arbalète à la main, je vais par les bois les chemins...

 

 

 

 

 

 

Vous la regardez comment cette image?  

Couleurs, graphisme, texture, parfois le photographe n'est ni plus ni moins qu'un peintre paresseux...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quelle jolie couleur le vert, comment dit-on ESPERANCE en Crétois?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand les vagues sont des montagnes...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Du côté de Kerames, Vincent psychiatre et médecin-légiste, client fidèle d'Héliades, nous reçoit dans son nid d'aigle au-dessus du village et de la mer... Il y a un petit air de paradis, de ce côté au Sud de l'île.

 

 

 

 

 

 

 

Pourtant que la montagne est belle, comment peut-on s'imaginer

en voyant un vol d'hirondelles, que l'automne vient d'arriver...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est bien tard quand nous quittons Kerames Agathe et Vincent. Sur la route de montagne qui nous ramène vers le nord, un petit lièvre ébloui par les phares ne sait plus trop où aller. Le lièvre, c'est le cousin de la bestiole plus commune dont un marin, même à terre, ne prononce jamais le nom... Naufrages anciens, superstitions maritimes tenaces...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous devions prendre un navire pour caboter le long de la côte sud. Vincent nous avait dit : il suffit d'arriver avant 13h... Nous sommes arrivés à midi, l'unique bateau du jour avait appareillé à 9h30, tout le charme de la basse saison...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est un petit vin blanc, qu'on boit sous les tonnelles,

quand les filles sont belles, du côté de Nogent

 

 

 

 

 

 

La charmante qui sert à boire voudrait me faire la Madelon,

mais l'histoire de son histoire rend difficile son jupon,

quand elle trempait tous les soirs, près d'une caserne espagnole,

son croûton gris dans le bain noir, à la petite lueur des casseroles...

Dans un coin comme dans les histoires, le vieux écrit ses pages noires,

la main posée sur un buvard, la tête dans un drôle de brouillard...

Mais sombre sombre la galère, je ne viens pas là pour les souvenirs,

j'ai trop ramé pour mon frère, il y a du courant il faut partir...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un coussin de chaise, une petite sieste sur la dalle de ciment de la terrasse du restaurant dans les rafales chaudes du vent d'après-midi au sommet du col...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La règle majeure dans les tavernes crétoises : 

3 chaises par consommateur, une pour s'asseoir, une pour les bras, une pour les jambes...

 

 

 

 

 

 

 

Encore une self-photo à bout de bras, et sans couper la fleur... Bravo chiloe.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avec tous ces navires, pas étonnant qu'il y ait autant de vestiges archéologiques sous-marins...

 

 

 

 

 

 

 

Cette fois j'ai coupé la fleur : des lauriers roses pour le poète...

Un poète c'est sûr c'est emmerdant, ça ne craint ni l'exil ni les tourments,

ça écrit quand est grand le dénuement avec la dernière goutte de son sang,

un poète c'est sûr c'est emmerdant...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Je vous présente Maria... Tous les matins, à l'heure du petit déjeûner, elle faisait ma chambre dans notre second hôtel résidentiel sur la côte Est où nous avons terminé notre séjour du côté d'Aghios Nikolaos, Elunda Bay... Salut Maria la discrète...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les générations se croisent dans les rues des petits villages de montagne...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Adieu clocher beffroi qui tînte, adieu, adieu...

Adieu pays cher à mon coeur où j'ai connu le vrai bonheur...

 

 

 

 

 

 

 

Ohé ohé capitaine abandonné, ohé ohé capitaine abandonné,

ohé ohé capitaine abandonné, ohé ohé capitaine abandonné...

Il y a de l'écho parfois, avec le vent, dans les petits villages de montagne...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réalisation d'un collier de poulpes pour les bijouteries à la mode...

 

 

 

 

 

 

Qui "pneu" le plus peut le moins..

 

 

 

 

 

 

Les amoureux qui se bécottent sur les bancs publics, bancs publics, bancs publics,

en se foutant pas mal des regards obliques des passants honnêtes,

les amoureux qui se bécottent sur les bancs publics,

ont des petites gueules bien sympathiques...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ô croix dressée sur le monde, ô croix de Jésus Christ,

fleuve dont l'eau féconde, à coeur ouvert a jailli,

par toi la vie surabonde, ô croix de Jésus Christ...

 

 

 

 

 

 

Dans les petits restaurants du Sud de l'île, certains fruits éclipsent parfois la salade du chef... 

Coup de bol, le capitaine s'était rasé ce jour-là...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Impossible de résister à une eau si limpide... Les débris minoens scintillent sous la surface... On doit les laisser impérativement au fond, sauf exceptionnellement pour une photo rapide...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

N'est-elle pas belle la centième image de l'article du jour? Il y en a encore autant à suivre, 99 exactement, on va battre l' ancien record, 130 environ lors de mon dernier passage à Rabat...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le vent qui ne saura jamais, comment pourquoi le temps, vient souffler sur nos vies et le vide le suit...

 

 

 

 

 

 

 

Avec ma gueule de métèque de juif errant de pâtre grec et mes cheveux aux quatre vents,

avec mes yeux tout délavés qui me donnent l'air de rêver moi qui ne rêve plus souvent.

Avec mon coeur qui a su faire souffrir autant qu'il a souffert sans pour cela faire d'histoires,

avec mon âme qui n'a plus la moindre chance de salut pour éviter le purgatoire...

 

 

 

 

 

 

Avec ma gueule de métèque de juif errant de pâtre grec de voleur et de vaga-blond,

je viendrai ma douce captive mon âme soeur ma source vive, je viendrai boire tes vingt ans,

et je serai prince de sang rêveur ou bien adolescent comme il te plaira de choisir,

et nous ferons de chaque jour toute une éternité d'amour que nous vivrons à en mourir...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai du vent qui enivre ceux qui veulent me suivre dans l'illusion facile de la douceur des îles,

terres inconnues où les filles les moins sages, vivent sur le rivage à moitié nues...

 

 

 

 

 

 

La mer m'a donné une carte du monde mystérieuse et ronde comme un galet,

et je t'ai trouvée étendue sur le sable fragile et désirable je t'ai désirée...

Plus belle qu'un voyage plus douce et plus sauvage plus calme et plus cruelle

que la mer qui m'appelle,

Et dans tes yeux ouverts, le ciel était bleu-tendre,

tu m'as laissée te prendre comme on prend la mer...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A force de passer son chemin, la vie finit par nous laisser une immense chaise vide, un matin il y a un grand manque à l'horizon. D'autres matins viennent, avec un autre vent, une autre lumière, un autre souffle, et une larme secrète comme le souvenir lointain du premier matin...

 

 

 

 

 

 

Avant de passer l'arme à gauche avant que la foule me fauche tel jour telle heure en telle année,

sans fric sans papier sans notaire, je te laisse ici l'inventaire de ce que j'ai mis de côté,

la serviette en papier où tu laissas ta bouche, ma mèche de cheveux quand ils n'étaient pas gris,

mon foulard quelques plumes et cette chanson louche avec autant de mots que nous avions de nuits,

le pick-up du tonnerre et les gants de la pluie, la voix d'André Breton l'absinthe de Verlaine,

les âmes de nos chiens en bouquets réunis et leurs paroles dans la nuit comme une traîne...

 

 

 

 

 

 

Elle est si tendre désormais que j'en ai presque du remords,

je serai doux jusqu'à ma mort, je ne la quitterai jamais...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Emmenez-moi au bout de la terre, emmenez-moi au pays des merveilles,

il me semble que la misère serait moins pénible au soleil...

Vers les docks où le froid et l'ennui me courbent le dos,

ils arrivent le ventre alourdi de fruits les bateaux...

 

 

 

 

 

Allo Papa Tango Charlie, répondez nous vous cherchons,

Allo Papa Tango Charlie, vous perdez de l'altitude dans le triangle des Bermudes..

 

 

 

 

 

Et celle là, comment la lisez-vous, graphisme, couleurs, lumière, texture...?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A l'hôtel d'Elunda Bay, j'ai la chance de rencontrer une actrice célèbre. Plus sédentaire que notre trio de chenapans, elle est là pour apprendre une pièce de Sacha Guitry qui sera à l'affiche à la rentrée à Paris. Plus belle la vie avec Virginie, on oublie les filles d' à côté...

 

 

 

 

 

 

L'amie de Virginie est née au Maroc, comme les 2 chenapans. Fille d'officier des affaires indigènes, elle en a des histoires à raconter sur notre beau pays et sur Paris où elle a enseigné le Grec et la Philo... Merci  pour ces belles soirées artistiques et littéraires, bonne fin de séjour en Crète, on se retrouve à Paris pour la première (et  pour le poulet-citron à la casablancaise...)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Fais du feu dans la cheminée je reviens chez nous, quand il fait soleil à Paris il en fait partout...

 

 

 

 

 

 

Héraklion, lundi 2 juillet, le long des quais, en attendant l'avion pour Lyon...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand vous serez bien vieille, au soir, à la chandelle,

Assise auprès du feu, dévidant et filant,

Direz, chantant mes vers, en vous émerveillant :

Ronsard me célébrait du temps que j'étais belle.

Lors vous n'aurez servante oyant telle nouvelle,

Déjà sous le labeur à demi sommeillant,

Qui au bruit de Ronsard ne s'aille réveillant,

Bénissant votre nom de louange immortelle.

Je serai sous la terre, et fantôme sans os

Par les ombres myrteux je prendrai mon repos

Vous serez au foyer une vieille accroupie

Regrettant mon amour et votre fier dédain.

Vivez, si m'en croyez, n'attendez à demain

Cueillez dès aujourd'hui les roses de la vie.

(Pierre de RONSARD - Couture, 10 septembre 1524 -

Saint-Cosme-Ies-Tours, 27 decembre 1585)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les plus beaux voyages s'écrivent à travers les visages... Combien de secrets, combien de silences, combien de mystères, combien d'espérances, combien de mots manqués à force de se taire, et d'histoires non nées scellées sous nos paupières....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Sur la grande jetée Nord du port d'Héraklion, il y a des poètes, il y a des artistes, et il y a des musiciens. Sourire figé, mouvance agile des doigts, mélancolie des notes volant dans la lumière comme des oiseaux de mer... Merci à tous les artistes, merci à tous les musiciens, merci à mon frère disciple de Bill Evans, merci de nous enchanter à travers votre art.
 
 
 
 
 
 
Dernières rencontres dans le hall de l'aéroport d'Héraklion avec un grand baroudeur qui connait la Crète comme sa poche.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Merci  Véro pour ce beau voyage, merci mon frère chenapan, merci pour cette jolie chemise à fleurs bleue et blanche à qui je dois une bonne part de mes succès... Le dicton du voyage : Chemise fleurie sur capitaine abandonné, succés amitiés assurés... Voilà pour ce beau voyage en Crète, c'est l'été, avec des promesses d'autres lumières et d'autres horizons. On reste à l'écoute du blog, comme le 13343 ème visiteur qui vient de se connecter depuis le Maroc un peu après minuit.
 
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Posté par chiloedream4 à 22:31
11 juillet 2007

ETE EN CEVENNES

 

En ce début Juillet, si l'été n'est pas vraiment installé partout, il fait bon rouler sur les petites routes cévenoles au guidon de sa sweet Ginette... L'eau est bonne dans les petites rivières, on s'y baigne malgré la tramontane qui cristallise le bleu du ciel... Par ces jours de vent, les rives sont parfois désertes, on se laisse bercer par la chanson de l'eau et des cigales...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A la claire fontaine, m'en allant promener,

j'ai trouvé l'eau si belle que je m'y suis baigné...

Il y a longtemps que je t'aime, jamais, jamais je ne t'oublierai...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

J'ai perdu mon amie, sans l'avoir mérité pour un bouquet de roses que je lui refusais...

Il y a longtemps que je t'aime, jamais je ne t'oublierai...

 

 

 

 

 

Je les trouves très mières ces roses...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sur les berges paisibles du Gardon de Saint Jean du Gard, s'écrivent parfois des drames. 

3 secondes après la photo, la libellule a été engloutie par le petit poisson.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette blessure

Comme un soleil sur la mélancolie

Comme un jardin qu'on n'ouvre que la nuit

Comme un parfum qui traîne à la marée

Comme un sourire sur ma destinée

Cette blessure d'où je viens...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il n'y avait pas un chat ce jour-là sur les berges paisibles du Gardon de Saint Jean du Gard,

à part le petit klebs de service qui faisait semblant de japper sans la moindre conviction...

Il a compris très vite que je n'étais rien de plus que lui, rien d'autre qu' un chien errant

à la recherche d'un signe dans les volutes bleues du vent d'été...

 

 

 

 

 

Avec nos avions qui dament le pion au soleil,

avec nos magnétophones qui se souviennent de "ces voix qui se sont tues",

avec nos âmes en rade au milieu des rues, nous sommes au bord du vide,

ficelés dans nos paquets de viande, à regarder passer les révolutions.

Le seul droit qui reste à la poésie est de faire parler les pierres,

frémir les drapeaux malades, s'accoupler les pensées secrètes...

 

 

J'ai laissé ce taon faire ses affaires sur mon bras gauche le temps de la photo.

Ce fut le deuxième drame du jour sur les berges paisibles du Gardon.

Le taon m'a piqué et je me suis vengé d'une pitchenette de l'index droit.

Il s'est retrouvé catapulté sur le dos, ou sur les ailes, dans le courant...

En règle générale,

ces bestioles se remettent assez vite d'un pareil uppercut

comme un boxeur d'un bon K.O.

 

 

 

 

 

Cette blessure

Où va ma lèvre à l'aube de l'amour

Où bat ta fièvre un peu comme un tambour

D'où part ta vigne en y pressant des doigts

D'où vient le cri le même chaque fois

Cette blessure d'où tu viens...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A la sortie d'Anduze, un petit massif de lavandes,

il y en a partout d'ailleurs, je n'ai pas su résister.

Respirer la lavande,

respirer l'été sans compter...

 

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Posté par chiloedream4 à 14:36
14 juillet 2007

14 JUILLET

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De gauche à droite, sur la Lagune bleue de Moulay Bousselham,

on reconnait le Capitaine, ma Brotch, ma Jo, mon Coq,

ma pomme et ma Croft... Je souris

mais j'ai quand même mis prudemment ma bouée...

Ce n'est pas mon premier tour de bateau :

A 1 an, marin précoce,

j'ai déjà franchi le détroit de Gibraltar...

Dans cet endroit mythique est probablement née

ma vocation maritime...

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***

Mon grand-père maternel, Gabriel Debelle, peut-être sur un quai de Tanger...

***

***

14 Juillet au dessus du Gardon d'Alès,

capitale des Cévennes...

***

***

Aujourd'hui 14 Juillet 2007, mon père aurait eu 92 ans. Mon père c'était un veinard,

à chaque anniversaire il avait droit à un feu d'artifices....

Salut le père...

 

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Posté par chiloedream4 à 14:55
25 juillet 2007

BON ANNIVERSAIRE MAMAN

Très bon anniversaire Maman. En ces jours de vent, j'imagine la tramontane débouler des contreforts cévenols sur la bonne ville d'Alès et continuer sa course folle à travers vignes et vallons jusqu'au Golfe du Lion... Rien ne l'arrête, elle court par dessus la mer en faisant briller l'écume, et elle m'arrive sans crier gare avec vos pensées de circonstance. Je cherche l'abri des baies et des criques à bord de mon compagnon du vent, et question vent je suis servi, je le vois courir en volutes bleues par dessus les monts rocheux du Cabo Creus... C'est une course sans fin, comme un brin de tourmente dans le ciel d'été... Attendre, attendre encore, comme les hommes bleus sous le vent de sable qu'ils guettent silencieusement par l'échancrure de leur chèche... Grosses bises à toi Maman, bises à tous.

***

***

Voilà une photo toute proche en souvenir de notre beau voyage vers le Maroc,

LA ROMANCE DES SABLES...

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***

Le vent commence à tomber du côté de Puerto,

mais l'été tarde à s'installer....

***

***

La grande invasion de Juillet, ce sont les méduses.

Peu de monde dans l'eau, et beaucoup d'enfants avec des épuisettes,

pour se livrer à une drôle de pêche....

***

 

***

Le clocher de l'église continue à sonner tous les quarts d'heure.

De mon voilier, je l'entends à peine avec les bourrasques du vent...

***

***

Au pied du clocher, il y en a un qui a eu peur de se faire piquer sa sweet Ginet...

Amour quand tu nous tiens...

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***

La plupart des cris étaient destinés à signaler

la terible apparition d'une nouvelle méduse...

***

***

Petits et grands, tout le monde veille...

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Les méduses, c'est comme le vent,

cela finit par cesser,

cela finit un jour par un petit tapis mauve desséché sur la plage,

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***

Une braveuse de méduses prudemment suivie par le petit klebs de service...

***

***

Un couple d'oiseaux, un couple d'aloës, un couple de jeunes filles,

la vie n'est qu'une succession de duos...

***

***

Mais un petit coup de solo, ça peut avoir du charme aussi...

Par elle j'ai autant appris que j'ai versé de larmes,

si parfois je la répudie, jamais elle ne désarme,

et si je préfère l'amour d'une autre courtisane,

elle sera à mon dernier jour, ma dernière compagne,

non je ne suis jamais seul avec ma solitude...

***

***

Derrière des barreaux pour quelques mots qu'il pensait si fort

Dehors il fait chaud des milliers d'oiseaux s'envolent sans effort

Quel est ce pays où frappe la nuit la loi du plus fort 

Diego, libre dans sa tête derrière sa fenêtre s'endort peut-etre...

Et moi qui danse ma vie qui chante et qui rit je pense à lui

Diego, libre dans sa tête derrière sa fenêtre déjà mort peut-être...

***

***

J'en ai vu des horizons et des bateaux, et bien mon préféré,

sans la moindre hésitation, c'est mon petit compagnon du vent...

***

***

Voilà pour aujourd'hui, nous sommes déjà fin juillet

et l'été joue les timides. Il faut prendre la brise comme elle vient,

accepter les détours et les caprices des saisons.

 

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Posté par chiloedream4 à 14:57

30 juillet 2007

CARTES ESTIVALES

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Voilà quelques cartes postales de mon été.

La première, une fin de journée  à longer le Cabo Creus.

C'est le calme absolu, le vent est enfin tombé.

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***

J'ai toujours aimé les drapeaux flottant dans la brise,

que vivent les couleurs de la Cataluña Brava.

***

***

Les étraves ne sont ni plus ni moins que les visages des navires,

c'est là qu'on y dresse parfois les figures de proue

pour les protéger des fortunes de mer...

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Voilà mon petit yacht, sa taille lui permet d'aller un peu partout,

de rentrer au plus profond des échancrures du rivage...

***

***

Sur les gros bateaux, le bulbe a une fonction dédiée à la vitesse :

en principe, le bulbe placé à la proue du navire,

possède la particularité d'écarter le flux de l'eau de l'axe longitudinal ...

Ce flux converge ensuite vers l'hélice

en exercant sur elle une pression supplémentaire

qui améliore sensiblement le rendement.

En conclusion si un bulbe n'est pas forcément esthétique,

il s'avère bien souvent utile aux navires pressés...

***

***

J'ai abandonné ma serviette rose le temps de la photo.

Trève de plaisanterie, le rose est une de mes couleurs préférées,

avis à ceux qui ont oublié mon cadeau d'anniversaire,

rose pâle pour les chemises, manches courtes,

taille XXXL, merci d'avance...

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***

Ma photo préférée de la série...

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Les pêcheurs en herbe continuent à traquer les dernières méduses...

Le vent a fait son oeuvre, les eaux sont moins menaçantes,

le mois du vent et des méduses s'éloigne...

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Equipé d'un bulbe, le chasseur de méduses

jouit d'une rapidité redoutable quand il s'immerge...

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Les bateaux c'est comme les hommes,

ils peuvent avoir les boules quand le vent est trop fort...

***

***

Mon compagnon du vent s'apprête à doubler le cap de "la pierre qui tombe"...

***

***

Voilà pour ce petit voyage à travers étraves et visages en attendant d'autres images,

plus sauvages, et un passage obligé du côté de la petite maison du peintre,

perdue dans sa pinède au coeur du Cabo Creus.

 

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Posté par chiloedream4 à 14:58
04 août 2007

LA MEMOIRE DU VENT

 

 

 

 

Cet été 2007 fut une saison de vent, le vent qui disloque la lumière en étincelles et qui fait respirer plus fort.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Promenade à pieds sur les chemins pierreux du Cabo CREUS

tandis que mon compagnon du vent, mon fidèle YEMAMBA II,  reste à l'abri à PORT de la SELVA.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le soleil est immobile l'été devient fou,

tous les garçons et les filles s'en vont avec nous,

la chanson sur les lèvres la chanson du bonheur

et le coeur empli de fièvre d'amour et de fleurs...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A mi-chemin entre le village et la maison du peintre, un mazet à l'abandon...

""Le temps qui ne saura jamais comment pourquoi le Vent,

vient souffler sur nos vies et le vide le suit...""

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

""La route est longue longue longue, chante si tu es fatigué,

tu marcheras des heures entières, sous le dur soleil de l'été...""

 

 

 

 

 

 

Au bout du chemin, dans l'écrin de sa pinède, fermée comme un coeur secret,

loin de la foule et du bruit, sinon la chanson du vent,

la maison perdue d'un peintre solitaire...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Même au plus fort de l'été, il y a autour de la maison une ombre étrange...

""La maison près de la fontaine couverte de vignes vierges et de toiles d'araignées,

sentait la confiture et le désordre et l'obscurité.

Autour il y avait le silence, les guêpes et les nids des oiseaux...""

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Série de trois, d'un coup, sans crier gare,

c'est mon album de vacances....

 

 

 

 

 

Le chemin finit par gagner le plus joli petit port du monde...

 

 

 

 

 

Même dans les plus jolis hâvres, on ne fuit pas le vent,

il vous accompagne avec ses chansons bleues argentées...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vous préférez avec ou sans bikini

top-less ou tout-less...?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

""Tout autour de l'île il y a de l'eau, au-dessus de l'île on voit des oiseaux...

Il avait dit j'en ai assez de la maison de redressement,

et les gardiens à coups de clefs lui avaient brisé les dents...

Il y a des villes et des villages qu'il vaut mieux plus traverser...

Tout autour de l'île il y a de l'eau, au dessus de l'île on voit des oiseaux...""

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

""Le temps qui ne saura jamais comment pourquoi le vent

vient souffler sur nos vies et le vide le suit...""

Vous la connaissez par coeur celle-là.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les girouettes s'en donnent à coeur joie,

à passer du Sud au Nord et du Nord au Sud....

 

 

 

 

 

On prend le temps de lire,

avec l'aide du vent pour tourner les pages....

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Moi j'aurais plutôt tendance à me voiler la fesse...

 

 

 

 

 

 

Un été de vent et de lumière sur le joli Cap Creus...

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Posté par chiloedream4 à 15:01
07 août 2007

LES GENS D'UN JOUR D'ETE

Mon petit compagnon du vent est resté au mouillage toute la journée.

Ciel gris, petites gouttes, éclaircies, l'air reste doux, les gens d'un jour d'été paisibles....

Jour de pause, à ne rien faire, à ouvrir un oeil curieux autour de soi

***

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Un petit nescafé-magdalenas cuadradas pour démarrer la journée...

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Petit pêcheur deviendra grand...

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Petit poisson deviendra grand, peut-être...

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Un groupe tout à l'heure était là sur la grève,
Regardant quelque chose à terre. - Un chien qui crève !
M'ont crié des enfants ; voilà tout ce que c'est. -
Et j'ai vu sous leurs pieds un vieux chien qui gisait.
L'océan lui jetait l'écume de ses lames.
- Voilà trois jours qu'il est ainsi, disaient des femmes,
On a beau lui parler, il n'ouvre pas les yeux.
- Son maître est un marin absent, disait un vieux.
Un pilote, passant la tête à sa fenêtre,
A repris : - Ce chien meurt de ne plus voir son maître.
Justement le bateau vient d'entrer dans le port ;
Le maître va venir, mais le chien sera mort.

- Je me suis arrêté près de la triste bête,
Qui, sourde, ne bougeant ni le corps ni la tête,
Les yeux fermés, semblait morte sur le pavé.
Comme le soir tombait, le maître est arrivé,
Vieux lui-même ; et, hâtant son pas que l'âge casse,
A murmuré le nom de son chien à voix basse.
Alors, rouvrant ses yeux pleins d'ombre, exténué,
Le chien a regardé son maître, a remué
Une dernière fois sa pauvre vieille queue,
Puis est mort.

C'était l'heure où, sous la voûte bleue,
Comme un flambeau qui sort d'un gouffre, Vénus luit ;
Et j'ai dit : D'où vient l'astre ? où va le chien ? ô nuit !

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***

Bleu, bleu, comme les roses à venir.

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***

Au village, sans prétention,
J'ai mauvaise réputation.
Que je me démène ou que je reste coi
Je passe pour un je-ne-sais-quoi!
Je ne fais pourtant de tort à personne
En suivant mon chemin de petit bonhomme.
Mais les braves gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les braves gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde médit de moi,
Sauf les muets, ça va de soi.

Le jour du Quatorze Juillet
Je reste dans mon lit douillet.
La musique qui marche au pas,
Cela ne me regarde pas.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En n'écoutant pas le clairon qui sonne.
Mais les braves gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les braves gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde me montre du doigt
Sauf les manchots, ça va de soi.

Quand je croise un voleur malchanceux,
Poursuivi par un cul-terreux;
Je lance la patte et pourquoi le taire,
Le cul-terreux se retrouve par terre
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En laissant courir les voleurs de pommes.
Mais les braves gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les braves gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde se rue sur moi,
Sauf les culs-de-jatte, ça va de soi.

Pas besoin d'être Jérémie,
Pour deviner le sort qui m'est promis,
S'ils trouvent une corde à leur goût,
Ils me la passeront au cou,
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En suivant les chemins qui ne mènent pas à Rome,
Mais les braves gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les braves gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde viendra me voir pendu,
Sauf les aveugles, bien entendu.

***

***

A chacun son rêve...

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La petite fille faisait des allers-et-venues entre l'eau

et un petit trou dans le sable sec qu'elle essayait de remplir avec sa pelle jaune...

Jeux d'enfants, à chacun son rêve...

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Petit bateau deviendra grand...

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Douceur unique comme le bleu de la mer..

Douceur multiple comme les gens d'un jour d'été...

 

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Posté par chiloedream4 à 15:03
17 août 2007

LE CHANT DES PIERRES

Le CAP CREUS est un immense champ de pierres.

Une végétation méditerranéenne clairsemée s'y accroche.

Aux creux des vallons, les pins rescapés des incendies

y parsèment le vert de leurs brindilles. Au Nord-Ouest du Cap,

le joli village de Port de la Selva témoigne d'une ancienne forêt disparue.

Il reste les pierres, dont le chant traverse les saisons...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A force de voir passer des visages, des oiseaux, des lumières,

des bateaux, des matins de silence et des nuits d'ombres,

la PIERRE garde en elle la mémoire du temps.

Elle fige les siècles dans la seconde présente,

il suffit de tendre l'oreille pour décrypter sa CHANSON...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Au large du Cap croisent parfois de grands navires

qui ne sauront peut-être jamais la CHANSON de la PIERRE...

La PIERRE pourtant garde en elle le souvenir de ces passagers d'un jour,

elle tatoue dans sa mémoire fossile

le sillage à peine englouti de ces voyageurs sourds à son chant,

elle fait de chaque silence inconnu un talisman...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La PIERRE du Cap garde en elle la mémoire

de ceux qui viennent goûter la langueur de l'été.

Elle dessine au dessus de la mer les courbes du temps et des saisons,

elle s'en nourrit au plus profond de l'hiver, et quand tout se tait,

sa CHANSON douce s'égrène dans les bourrasques échevelées de la tramontane.

L'hiver, quand le Cap n'est plus qu'un grand désert,

il faut entendre le CHANT rugissant des PIERRES...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vent d'été, vent d'hiver, tout passe, tout s'espace,

tout s'envole dans les volutes bleutées de la brise,

sauf la CHANSON éternelle de la PIERRE...

 

 

 

Tout passe, tout s'espace, tout s'envole,

l'oiseau de mer le sait,

qui guette au loin

les passagers

du vent...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partout, le CHANT DES PIERRES est là à portée d'oreille,

c'est le chant fossile de la vie.

 

 

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Posté par chiloedream4 à 15:08
22 août 2007

COMME UNE FIN D'ETE

Il y a comme une fin d' été dans l'air des derniers jours du mois d'Août.

Un été bien timide, une chaleur toujours discrète.

Pas si loin plus à l'Est, la Grèce connait sa troisième canicule en quelques semaines.

Le climat méditerranéen nous réserve des surprises...

Mais sur les rivages du Cap Creus, l'alarmant réchauffement climatique

ne s'est pas fait sentir, et tout l' été, la chanson échevelée et fraîche de la brise

avait quelque chose de rassurant...

***

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Alouette alouette, l'été est fini, pauvre petite bête, je suis ton ami...

Viens donc sur mon épaule, viens te réchauffer,

tu verras je suis drôle, je sais bien danser...

Et puis si tu t' embêtes, tu viendras chez moi,

il y aura des noisettes, et du pain pour toi...

Alouette alouette, l' amour et l'été, comme les cigarettes s' en vont en fumée...

Alouette alouette, non ne t' en fais pas, un autre jour peut-être l'été reviendra...

***

***

En voilà un pour qui l'été ne reviendra plus jamais...

Il y a deux sortes de bateaux qui sévissent autour du Cap :

los arrastreros,

les chalutiers qui râtissent chaque année des prises de plus en plus petites,

et los palangreros,

les palangriers-ligneurs qui se livrent à une pêche plus sélective

mais beaucoup moins miraculeuse que par le passé...

***

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Vive le Vent, vive le Vent, vive le Vent d' hiver...

***

C' est elle qu' on emprisonne, qu' on trahit qu' on abandonne,

qui vous donne envie de vivre, qui donne envie de la suivre

jusqu' au bout, jusqu' au bout...

Je voudrais sans la nommer vous parler d'elle,

bien aimée ou mal aimée elle est fidèle,

et si vous voulez que je vous la présente,

on l' appelle révolution permanente...

C'est elle que l' on matraque que l'on poursuit que l'on traque,

c'est elle qui se soulève, qui souffre et se met en grève,

c'est elle qu'on emprisonne, qu'on trahit qu'on abandonne,

qui vous donne envie de vivre, qui donne envie de la suivre

jusqu'au bout, jusqu'au bout...

***

***

L'été, comme un enfant s'est installé,

sur mon dos,

et c'est très lourd à porter,

un enfant tout un été,

sans cigales...

 

 

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Posté par chiloedream4 à 15:10