22 août 2007

HEUREUX QUI COMME ULYSSE

***

Vous l'aviez peut-être pressenti dans mes dernières images, l'été touche à sa fin... Et bien il a suffi que je m'en retourne vers my sweet home pour qu'une canicule pesante s'installe. J'ai à peine entrouvert les volets de ma maison pour garder une pénombre propice à une fraîcheur toute relative. Le temps d'arroser mon jardinet, de caresser ma fidèle babouche, d'embrasser mon fiston, de lire mon sale courrier, d'enfourcher my sweet Ginet, d'embrasser mes parents, et je cours retrouver pour une quinzaine  mon petit compagnon du vent, je mettrai peut-être cette fois-ci le cap sur la Corse magique histoire de changer de rivages et de vous faire découvrir d'autres paysages. Heureux qui comme Ulysse a fait un long voyage, ou comme celui-la qui conquit la toison, et puis est retourné plein d'usage et raison, vivre entre ses parents le reste de son âge. Heureux qui comme Ulysse doit faire d'autres voyages...

Pour les mélomanes exclusivement :

Retour_chez_moi_

***

***

Voila le salon reconstitué de my sweet home. Tout au fond sous la glace, cette banquette a une histoire. C'est Maman qui m'a offert ce "lit de fakir", réalisé par un artisan menuisier dans les années 1920 au Maroc pour mon Grand-Père, en thuya de l'Atlas. Maman y a dormi une bonne quinzaine d'années, j'y ai moi-même dormi 4 ans ces derniers temps. Chaque fois que je m'y replonge, j'ai l'impression de m'endormir dans une belle goélette.

***

***

Retour_chez_moi_

Cette jolie commode embaume le thuya, elle est incrustée de bois de citronnier plus clair, elle me vient encore de ma marraine cette héroïne, grâce à elle ma maison retrouve une âme... Sur cette commode trône un navire, offert à Noël par Maman, qui me permet de rester captain même quand je suis en escale chez moi: 

En ce temps-là Monsieur, en ce temps-là, j'étais un homme...

Et maintenant le soir descendant la poubelle,

doucement dans le noir je pense encore à elles :

à Gertrude de Flandres, aux bains de Samarcande,

à Sarah l'Egyptienne qui d'amour me fit pendre,

elles qui étaient si belles lorsque mes Caravelles

aux vents d'Est partaient baptiser d'autres ports...

Je vais vous dire Monsieur

quand j'étais empereur sous les chrétiens de Troyes

et que mes étendards faisaient plier Byzance,

en ce temps-là Monsieur, en ce temps-là,

j'étais un homme...

A gauche de la commode, un abat-jour en cire d'abeille : Maman elle-même l'a fabriqué avec des incrustations végétales du plus bel effet voilà une trentaine d'années dans les vapeurs de trichloréthylène du petit atelier du Chemin des Pins. Enfin, tout à gauche de l'image, cette chaîne stéréo a aussi une histoire : elle m'a été offerte par le chantier Marinteknic à Singapour au début de l'an 2000, j'étais allé prendre livraison de "PASSION", un  very fast-ferry de la nouvelle génération qui a fait de moi le capitaine le plus rapide de la Caraïbe au début du millénaire, plus de 40 noeuds avec plus de 400 passagers à bord,

En ce temps-là Monsieur, en ce temps-là,

j'étais un homme...

***

***

J'ai dans mon jardinet des cerises, des chataîgnes, quelques pommes,

et chaque fin d'été depuis 5 ans quelques noisettes.

Elles sont bien sûr les meilleures du monde.

***

Dans le feuillage de mon acacia rose,

on sent poindre les prémices d'un changement de saison...

Ô langueurs prochaines de l'automne...

***

***

Ce jour sur les coups de midi,

dans une courbe descendante, je frise les 50km/h...

Il y a du PV dans l'air.

***

Il n'y a pas que Genève pour posséder un beau jet d'eau...

Alès, capitale des Cévennes, peut être fière du sien.

La ville est devenue bien coquette le long des rives du Gardon.

On oublie la cité grise qui nous a accueillis en 1965...

Que de changements depuis dans cette sous-préfecture paisible...

Il y a un administré qui en fait le "MAX"

pour ce beau résultat...

***

***

Heureux qui comme Ulysse a fait un long voyage,

et puis est retourné plein d'usage et raison,

vivre entre ses parents le reste de son âge... 

Je retrouve les parents après plus d'un mois de navigations solitaires...

Tendresse, émotion, sérénité,

Maman devine tout cela à travers mes silences...

***

Le 8 Août, Guy affichait un an de plus au compteur,

tout comme maman et moi en Juillet. Chaque été, pour les lions, c'est pareil,

la valse des anniversaires...

 

Page suivante :  ~~ L' ETE NE MEURT JAMAIS ~~

 

 

 

Posté par chiloedream4 à 15:12 - Permalien [#]